D’abord : perdre des cheveux est normal
On perd tous les jours entre 50 et 100 cheveux, souvent sans s’en rendre compte. [1] Voir quelques cheveux dans la brosse ou dans la douche n’est donc pas, en soi, un signal d’alarme. Ce qui compte, c’est le changement : une perte plus abondante qu’avant, qui s’installe, ou qui laisse apparaître des zones dégarnies.
Les situations à faire examiner
Demandez un avis si la chute est soudaine, par plaques, inexpliquée, ou si elle s’accompagne de douleur, de rougeur ou de lésions du cuir chevelu. [1] Signalez aussi une maladie récente, un changement de traitement, un amaigrissement important ou une fatigue inhabituelle.
Le NHS rappelle que la chute peut être temporaire : maladie, stress, traitement du cancer, perte de poids, carence en fer. [1] Dans ces cas, la repousse suit en général la résolution de la cause, d’où l’intérêt de la trouver. Une perte par plaques arrondies a ses propres traitements, qui relèvent du médecin. [1]
Une chute plus progressive, avec recul des tempes ou éclaircissement du sommet, évoque plutôt une alopécie androgénétique. Elle peut elle aussi justifier une consultation si vous voulez comprendre son évolution ou si elle vous pèse. Le retentissement sur l’image de soi est un motif légitime.
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Médecin traitant ou dermatologue ?
Le médecin traitant peut commencer l’évaluation, examiner le cuir chevelu et vous orienter. Le dermatologue est le spécialiste de la peau, du cuir chevelu et des cheveux, et c’est souvent lui qui précise un diagnostic difficile. Le NHS conseille de passer par un médecin avant toute clinique commerciale. [1]
Un titre comme « expert capillaire » ne dit rien d’une qualification médicale. Demandez simplement qui pose le diagnostic et quel est son statut.
Comment se passe l’examen
Dans une alopécie androgénétique typique, le diagnostic est surtout clinique : le médecin observe la répartition de la chute, peut examiner le cuir chevelu au dermoscope et faire un test de traction pour voir si les cheveux se détachent facilement. [2]
Si le doute persiste, un trichogramme (analyse des racines) ou un bilan sanguin ciblé, par exemple fer ou vitamine B12, peut être proposé. [2] Aucun examen n’est systématique.
Ce qu’il est utile d’apporter
- Une chronologie approximative : depuis quand, et à quelle vitesse.
- Des photos comparables si vous en avez (même lumière, mêmes conditions).
- La liste des médicaments et produits déjà utilisés.
- Les autres symptômes ou événements de santé récents.
- Ce que vous attendez : comprendre, ralentir, envisager une solution esthétique, ou simplement être rassuré.
Ce qu’un bilan ne doit pas devenir
Un examen complémentaire doit répondre à une question précise. Une série de tests ou une analyse coûteuse n’est pas automatiquement utile : vous pouvez demander ce que chaque résultat changerait. La même prudence vaut pour les offres de traitement immédiat. Prenez le temps de comprendre le diagnostic, les risques et les contraintes avant de vous engager. Notre guide des options propose les questions à poser.
Si la perte de cheveux pèse sur votre moral, c’est une raison de plus d’en parler : le NHS indique qu’un soutien psychologique peut être organisé quand cela provoque une détresse. [1]





