Trois mois : un repère, pas une obligation d’attendre
Pour l’Assurance Maladie, il est temps de consulter quand les difficultés durent depuis plus de trois mois. Ce chiffre sert de repère, pas de ticket d’entrée : si la situation vous inquiète avant, vous pouvez très bien prendre rendez-vous plus tôt. [1]
D’autres raisons comptent autant que la durée. Un diabète, de l’hypertension, du cholestérol, une maladie rénale, un traitement pris tous les jours, des nuits hachées par des pauses respiratoires qui pourraient évoquer des apnées du sommeil : tout cela justifie d’en parler, même si les difficultés sont récentes. Et si la situation vous pèse ou crée des tensions, cela suffit. [1]
Les cas où il vaut mieux ne pas attendre
Une érection qui dure plus de quatre heures est une urgence médicale : c’est ce qu’on appelle un priapisme. Mieux vaut appeler le 15 ou se rendre aux urgences que d’attendre que ça passe. Ne tentez pas de corriger avec un autre produit, et si vous avez pris un médicament pour l’érection, notez son nom et l’heure de la prise pour le dire aux soignants. [4]
Une douleur vive, un coup ou un traumatisme appellent aussi un avis rapide. Pour les cyclistes réguliers, l’Assurance Maladie cite des signaux à ne pas laisser traîner : douleurs, perte de sensibilité du périnée, ulcérations, furoncles ou gonflement d’un testicule. [1] Enfin, une douleur dans la poitrine, un malaise sévère ou une difficulté à respirer relèvent de l’urgence, quel que soit le sujet qui vous amenait.
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Par qui commencer
Le médecin traitant est un très bon point de départ. Il connaît vos antécédents et vos traitements, et c’est un motif de consultation fréquent pour lui. [1] L’Assurance Maladie conseille surtout de choisir un médecin avec lequel vous êtes à l’aise pour aborder le sujet : si ce n’est pas le cas du vôtre, rien ne vous oblige à commencer par lui.
Selon la situation, il pourra ensuite vous orienter vers un urologue, un autre spécialiste, ou vers un psychologue ou un thérapeute formé à la sexologie, seul ou en couple. [3] Vous n’avez pas besoin d’avoir trouvé la cause avant de prendre rendez-vous : c’est justement le but de la consultation. Notre annuaire peut vous aider à trouver un cabinet près de chez vous ; disponibilités et tarifs sont à confirmer auprès de chacun.
Ce qui se passe pendant la consultation
Beaucoup d’hommes hésitent par peur de l’examen. Voici ce que décrit l’Assurance Maladie : [3]
- Des questions : depuis quand, de façon brutale ou progressive, tout le temps ou seulement dans certaines situations, présence d’érections nocturnes, désir, éjaculation, médicaments en cours, moral, vie de couple.
- Un examen clinique : organes génitaux, tension artérielle et cœur, parfois un examen de la sensibilité, et parfois un toucher rectal pour regarder la prostate.
- Un bilan sanguin, au besoin : recherche d’un diabète, d’un cholestérol élevé ou d’un problème rénal, avec dosage hormonal seulement si le médecin le juge utile.
Tout cela n’est pas systématique, et rien ne se fait sans explication. Vous pouvez demander pourquoi un examen est proposé et ce qu’il changerait.
Comment lancer la discussion
Le plus dur est souvent la première phrase. Vous pouvez la préparer : « J’ai une difficulté d’érection qui se répète et je voudrais en parler ». Vous pouvez aussi l’annoncer dès la prise de rendez-vous. Si la consultation est trop courte pour le sujet, demandez un rendez-vous dédié plutôt que de repartir sans suite.
- La date approximative du début.
- Les traitements et compléments que vous prenez.
- Une éventuelle douleur ou un autre symptôme.
- Vos questions, et ce que vous espérez améliorer.
Ce qu’on peut vous proposer
La prise en charge commence rarement par un médicament. Elle associe souvent des conseils de mode de vie (activité physique, alimentation, alcool, tabac, sommeil), un soutien en sexologie, et le traitement d’une cause quand on en trouve une : un diabète à équilibrer, un médicament à remplacer, une anxiété à accompagner. [3]
Des traitements dédiés à l’érection existent aussi, par voie orale ou locale. Leur choix dépend de votre santé générale et de vos traitements en cours. Les comprimés par voie orale ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie. [3] Notre page sur les traitements en présente les grandes familles.
Avant de repartir
Assurez-vous d’avoir compris pourquoi on vous propose tel examen ou tel traitement, quelles précautions prendre, et quand se revoir. Si une proposition ne vous convient pas, vous pouvez demander les alternatives et prendre le temps de réfléchir. La fiche de préparation peut vous servir de support, à garder pour vous.





